Mon cœur, ma tristesse - Les poèmes de Pierre Casanova
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Mon cœur, ma tristesse

Pourquoi ces hommes de loi m’ont-ils si mal jugé ?

À cette époque, ils ne savaient pas pardonner !

Dans mon cœur, en ce temps-là, il n’y avait que générosité

Ces juges avec leur droit, ont réussi à me détériorer.

 

J’ai su devenir un homme fort avec une certaine fierté

Vaincre dans mon cœur mes angoisses, mes anxiétés

J’aimais être le centre du monde, choyé, aimé et entouré

C’est peut-être cet amour que l’on m’a offert, qui m’a protégé !

 

Puis la maladie est venue pour me pourchasser

J’ai su aller de l’avant pour vaincre avec volonté

Grâce à l’amour que j’avais autour de moi j’ai su persister

Avoir des enfants me donnant cette force de continuer !

 

Avec le temps j’ai fait cette incroyable erreur de présumer

Que pour moi, plus rien au monde ne pouvait me toucher.

Je me rends compte en définitive que je me suis trompé

En revoyant défiler ma vie aujourd’hui, j’en suis effrayé !

 

Je viens d’analyser et de comprendre la triste vérité

Je détruisais tous ceux qui de près ou de loin me côtoyaient

J’avais cru que j’étais devenu sage, un homme de charité

Je m’aperçois que le contraire serait le mieux adapté.

 

Ma fierté, ma violence reviennent en moi pour tout saccager.

Serait-ce cette enfance, qui ressurgit pour me détériorer ?

Les tranquillisants, toute cette médication n’arrivent pas à calmer

L’angoisse qui est ancrée en moi pour me désemparer.

 

Je voudrais tant que l’on pardonne et que l’on me donne la main

C’est dur à cet âge, comprenez-moi, d’avoir cet atroce chagrin !

De faire de la peine sans cesse autour de soi, même aux êtres chers.

Ne soyez pas comme ces hommes de loi qui n’ont pas su pardonner.

 

Je vous en conjure, soyez indulgent, j’ai fini par tout lapider.

La mort à plusieurs reprises m’a exclu de son antre et refusé.

La raison je ne la connais pas mais elle aurait dû sans doute insister !

Je suis dans un gouffre profond, vide, sombre, sans tranquillité !

 

« Mon Dieu aidez-moi, je ne suis qu’un homme de bonne volonté »

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